Le 24 novembre nous nous indignions du sort fait à une maison particulière du Quai des Moulins. La situation s’est aggravée.... Comme on pouvait le redouter !
Midi Libre Sète 14.02.2009 :
Sinistre : une maison se fissure quai des Moulins
La bâtisse centenaire est mitoyenne de la parcelle en chantier sur laquelle doit s’élever un ensemble de bureaux
Par
précaution »
Ginette Caujolle,
qui habite là depuis plus de cinquante ans, est
hébergée depuis hier chez son fils, à
Béziers.
Et pour cause : ce jeudi, lézardes et fissures sont
apparues
sur les
planchers, cloisons, murs de refends, jonctions des murs et des sols de
la maison familiale située au 24, quai des Moulins
à Sète.
Une maison mitoyenne du terrain où
s’élèvera bientôt un ensemble
de bureaux comprenant notamment le siège du groupe
sétois Proméo,
sur lequel les engins de terrassement s’activent depuis
plusieurs semaines.
Après une phase de démolition des bâtiments qui s’élevant sur cette parcelle, l’entreprise chargée du chantier s’est semble-t-il engagée depuis quelques jours dans la réalisation de pieux de béton censés soutenir le futur immeuble.
Des travaux de terrassement ayant bien sûr généré des vibrations, avec peut-être quelques conséquences sur la maison centenaire de Ginette Caujolle.
Déclaration de sinistre faite, un expert a d’ores et déjà été mandaté sur place alors que le promoteur du projet concernant le terrain voisin a, lui, fait une déclaration d’assurance.
En début de semaine, une expertise plus complète de- devrait permettre de dire dans quelle mesure l’apparition de fissures au 24, quai des Moulins, est imputable aux travaux menés à proximité immédiate de la bâtisse.
Pa C.
Midi Libre Sète 18.02.2009 :
Félicitations...
Suite à votre article du 14février “Une maison se fissure quai des Moulins”, je ne peux m’empêcher de “féliciter” tous les décideurs pour être arrivés à.faire partir de chez elle une dame de près de 80 ans qui ne demandait que son droit : vivre et mourir dans la maison qui est la sienne et que son époux avait entièrement restaurée afin que leurs vieux jours se passent en paix.
Bravo donc, messieurs, vous êtes sans doute fiers de vous l ! Dans quelle société vivons-nous7 Est-ce toujours l’appât de l’argent qui fait marcher le monde et pourquoi sommes-nous donc si fiers d’être le pays des droits de l’homme alors que nous ne sommes même pas capables de les faire respecter ?
II est encore temps que nos instances politiques, si prêtes à manifester leur soutien pour des causes lointaines, s’occupent de ce qui se passe devant leur porte au risque de perdre toute crédibilité.
Marie-Claire Routier Méric
Lirons-nous cet article de
Marianne (hebdomadaire) dans la revue
de presse du journal municipal, sète.fr
de janvier 2009 ?
Monsieur
le Maire,
je
voudrais savoir si M. le Chargé de la Communication
municipale est investi d’une mission particulière
auprès de la table de presse (il y est si souvent
présent !), ou si celle-ci dispose encore d’un certain
espace de liberté ?
Janine Léger
Conseil municipal du 25 novembre 2008
A découper suivant
le pointillé....
ou comment isoler un récalcitrant à la vente de
son bien !
..... en découpant les immeubles voisins de sa
maison !
Lors de la séance du conseil municipal du 22 juillet, les
élus TOUS
POUR SETE sont intervenus pour s’opposer à la
déclaration d’utilité publique concernant cet
immeuble au motif qu’il n’ya aucun plan d’ensemble
d’aménagement de cette zone qui s’urbanise au coup par coup
et,d’autre part, parce que la Ville souhaite exproprier un particulier
au bénéfice d’un autre particulier, la
société Proméo :
pour le maire, une DUP c’est quoi ? une déclaration
d’utilité publique ou une déclaration
d’utilité privée ?
Mardi soir (25 novembre), la première question inscrite à l’ordre du jour du conseil municipal portait sur la proposition de plan d’urbanisation et de développement de la ville (PADD) présentée par le maire.
Une telle proposition doit être partagée par la plus large part de la population, notamment pour le diagnostic porté sur la situation qui doit fonder les projets présentés.
Mardi soir, après avoir refusé d’organiser une concertation citoyenne sur ces sujets, car il ne faut pas confondre communication et concertation, le maire a brutalement mis fin au débat qui commençait, enfin, à s’engager entre les élus municipaux : il a coupé tous les micros… sauf le sien et imposé un vote à main levée sur SA proposition, livrant la ville aux promoteurs pour la recouvrir d’immobilier de luxe et faire table rase du patrimoine sétois.
Après avoir refusé à la population le débat qu’il lui DEVAIT, il a CONFISQUE leur parole aux conseillers municipaux, à TOUS les conseillers municipaux, en mettant fin brutalement au débat démocratique qu’il ramène, comme MIDI-LIBRE (jeudi 27 novembre), à de vaines palabres. Enfin quoi ! Ne détient-il pas, lui seul, LA vérité ?
En démocratie, c’est un double mépris : celui des citoyens transformés en spectateurs - supporteurs, celui du conseil municipal ramené au rang de simple chambre d’enregistrement. Et on n’est plus vraiment en démocratie….
C’est aussi le
mépris de l’intelligence. De cette
intelligence, l’art de comprendre, qui se construit par
l’échange, par le
dialogue, par l’enrichissement mutuel des opinions et qui
permet, comme elle
l’a toujours permis chaque fois qu’on lui en a
laissé la liberté, de construire
un avenir partagé. Mais, tous ne la cultivent pas :
sans doute, préfèrent-ils le diktat,
comme sous chaque
inquisition.
C’est le
mépris instauré au rang de principe de
gouvernance. Comme le
confirment d’ailleurs le ton et le contenu de ses propos
à l’encontre de la
plupart des conseillers municipaux, pas seulement
d’opposition.
Il est bien révolu le temps des baraquettes et du respect de la parole de l’autre (respect ne signifiant pas soumission mais, déjà, écoute), de la culture du dialogue et de la construction par l’échange qui fondaient la vie citoyenne à Sète.
Mais, le PADD proposé le prouve, le maire ne veut plus que Sète soit Sète. Dans tous les domaines.
C’est consternant.
Et grave.
Michel GAILHARD