Le 18 septembre dernier, le tribunal de Nanterre a ordonné, "pour la première fois" en France, le démontage d’une antenne relais de téléphonie mobile au nom du principe de précaution, estimant qu’il y avait un risque potentiel sur la santé des riverains. Une décision qui pourrait faire jurisprudence.
"Le tribunal constate qu’il y a un débat scientifique sans donner raison à l’une ou l’autre des parties", a déclaré l’avocat des riverains qui explique que le tribunal a estimé, pour motiver sa décision, que "comme ce débat existe, cela signifie qu’il y a un risque potentiel sur la santé des riverains donc il y a lieu d’appliquer le principe de précaution". D’ailleurs, plusieurs études scientifiques ont démontré que les normes actuelles ne protègent que partiellement des effets des ondes électromagnétiques.
Pour mémoire, le maire de Sète a déclaré, quant à lui, à son conseil municipal : "Je n’appliquerai pas le principe de précaution". Dont acte.
Antennes-relais : respect du principe de précaution Lettre ouverte au Maire samedi 31 mai 2008
Monsieur le Maire,
Il y a quelques années, devant la prolifération d’antennes-relais de téléphonie mobile sur la ville, je vous avais interpellé, Monsieur le Maire, ainsi qu’un collectif de vigilance composé en grande partie de parents d’élèves et d’enseignants de l’école Langevin et du lycée Joliot-Curie.respect du principe de précaution